G.
P. né à Partinico en 1965, a obtenu son bac près
de l’Ecole d’Art du Mosaïque de Monreale. En 1991
il a pris sa licence près de l’Académie de Beaux
Arts de Palerme.
Il a étudié avec de grands artistes tels que Provino,
Modica e Di Raco.
Il a enseigné à l’Ecole d’Art de Sassari,
le Lycée Artistique de Tempio Pausania et chez l’Ecole
d’Art de Alghero. A présent il enseigne en Sicile dans
les lycées.
Parmi les nombreuses expositions on ne cite que celles de Alghero,
Milan, Sassari, Olbia, Rome, Palerme, Balestrate, Cattolica Eraclea,
Bagheria et Partinico où il vit et travaille.
Quelques unes de ses œuvres se trouvent chez des collections
privées et près des établissements publiques
en Europe, aux Etats-Unis et en Afrique.
Son engagement social a été souligné plusieurs
fois dans quelques articles parus dans la presse nationale.
Les
toiles de GP, « le peintre qui représente l’histoire
», sont uniques ; et cela non seulement pour les thèmes
d’engagement et dénonce traités, mais aussi
pur la technique et les couleurs méditerranéennes
d’où l’on dégage son origine et son appartenance
à la culture sicilienne.
L’exposition
de 2003 sur le massacre de Portella della Ginestra a démontré
le haut niveau culturel et l’actualité des thèmes
de P. Ce qui s’est passé dans la Sicile de 1947 quand
les paysans occupaient les terres abandonnées qu’ils
voulaient cultiver pour nourrir leurs familles et se battaient contre
les sicaires des propriétaires , arrive aujourd’hui
au Brésil où les « campesinos » sans terre
sont assassinés par les « vigilantes » armés
par les propriétaires qui dressent des murs à la défense
des champs incultivés.
Dans la simple image d’une toile l’auteur réussit
à transférer le patos des événements
et les personnages deviennent le produit de sa tension morale en
provoquant des intenses émotions.
A coté des tableaux qui racontent les tragiques événements
siciliens il y a les paysages d’une Sicile méditerranéenne
et lumineuse dont sa riche nature est le patrimoine d’une
terre embrassée par Dieu et piétinée par les
hommes. Le voyage dans le temps de P. commence justement par les
nombreuses tonalités de l’azur avec lesquelles il peint
le ciel de sa terre.
Les pages de l’histoire de la Sicile sont écrites par
la sueur et le sang des paysans qui ont dû combattre de leurs
propres mains pour conquérir la terre et la liberté.
Les drapeaux rouges, symboles de la lutte des travailleurs de tout
temps, se fondent avec le tricolore. L’auteur, en effet, est
en train de narrer une épopée italienne, voire méditerranéenne.
La nature représentée dans les tableaux de P. semble
être immuable et témoin muette des événements
et de l’écoulement du temps : ici les hommes sont des
« accidents ». L’auteur opère une division
métaphysique entre la nature : la flore et la faune qui représentent
le bien tandis que l’homme, par son égoïsme, casse
l’harmonie de la création, il est acteur de violence.
Il y a un grand intérêt de l’auteur vers la nature
qui explique l’engagement pour la défense de l’environnement
qui lui a procuré des plaintes de la part du pouvoir.
Il y a encore beaucoup d’analogies avec les œuvres de
Guttuso : les couleurs, le réalisme et surtout la «
sicilianità ». Le vert de l’oranger, ses feuilles,
les épines qui jaillissent par ses branches témoignent,
à part la simple représentation chromatique, une complexe
enquête psychologique. De la branche naissent les feuilles
et les épines à la même façon de ce qui
se passe dans la vie des hommes qui sont protagonistes de l’histoire
dans le bien et dans le mal.
La « sicilianità » de P. devient alors un prétexte
pour raconter des histoires méditerranéennes aux contenus
universels. Il peint dans un langage claire, non crypté et
facilement compréhensible à tous : il peint avec le
cœur. Les toiles de P. sont donc reconnaissables et cette caractéristique
a été commune à tous les plus grands artistes
du passé. Certains restent étonnés quand ils
savent que la maturité des tableaux est le fruit du travail
d’un jeune homme. Le futur pour ce « pur sicilien »
ne sera pas un simple accident, mais quelque chose de vraiment important
pour le monde de l’art. |